église Saint-Maurice d’Annecy

Les secrets de l’église Saint-Maurice d’Annecy

Sa construction a débuté au XVe et s’est achevée au XVIe siècle : l’église Saint-Maurice, à Annecy, est vite devenue un haut-lieu de rassemblement pour tous les pratiquants catholiques de la région. À l’intérieur du monument historique, plusieurs œuvres d’art sont visibles. Si vous passez à proximité de ce lieu, n’hésitez pas à y entrer, afin de découvrir ses secrets…

La plus ancienne église d’Annecy ouvre ses portes

Pendant la saison touristique, de nombreuses visites guidées permettent de pénétrer dans les coulisses de l’église Saint-Maurice, la plus ancienne de la ville d’Annecy. Côté conception, le monument n’attire pas toujours l’attention, car il ne s’intègre pas dans un style spécifique — et le nom de son architecte n’est même pas connu.

Pour autant, l’édifice inscrit au titre des monuments historiques et partiellement classé vous réserve de belles surprises. Une peinture à l’huile issue de la fin du XVe ou du début du XVIe suscite l’engouement et recèle un côté mystérieux. Elle représente la Vierge, Pierre de Luxembourg et Saint Thomas. On estime qu’elle date de l’époque des dominicains mais, puisqu’elle était murée, on ne l’a découverte que très tard, dans les années 1950. Un autre tableau, cette fois de Philibert de Monthoux, montre un corps en décomposition et des individus en larmes.

Par ailleurs, le chœur de Saint-Maurice bénéficie d’une belle luminosité grâce à ses sublimes vitraux.

Un édifice récemment rénové et toujours préservé

En 2016, l’église Saint-Maurice a subi une restauration complète. Une enveloppe de près de 3 millions d’euros a été consacrée à la partie rénovation et restauration, tandis que l’on a dépensé environ 115 000 euros pour les objets mobiliers.

L’église a alors été entièrement couverte d’un enduit. Les Annéciens se sont étonnés de voir cette couche blanche appliquée sur un monument historique si sensible. En réalité, il s’agit d’un enduit à base de chaux, qui protège le bâtiment des dégâts liés à l’humidité.

Pour la petite histoire, cette église n’a pas entièrement survécu à la Révolution Française : on l’a pillée et on a retiré son clocher pour la transformer en écurie et en marché à grain. L’édifice a récupéré son identité religieuse en 1804.

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